Le 6 janvier 2009         05 : 01 : 17
 
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Que devons-nous faire de nos placements en période d’incertitudes ?

L’année 2008 passera à l’histoire. On s’en souviendra comme d’une année difficile pour les marchés boursiers. À la fin du mois d’août dernier, le secteur bancaire américain affichait à lui seul un recul de 33 % sur un an. Les principales bourses du monde ont également été ébranlées par le spectre d’un ralentissement de l’activité économique.

Devant les craintes de récession, le gouverneur de la Réserve fédérale américaine maintient depuis un moment son taux directeur à des niveaux bas.    Il poursuit l’objectif de favoriser la consommation et ainsi stimuler l’économie américaine.

Un autre problème de taille a refait surface; l’augmentation importante des coûts de l’énergie qui se répercute sur l’ensemble de la structure de coûts des entreprises et sur les prix à la consommation pour les individus : on parle ici d’inflation.

Ce tableau ne serait pas complet sans mentionner quelques éléments plus politiques qui risquent de créer un tant soit peu d’incertitude : un changement de garde s’annonce à la Maison Blanche et le Canada s’en va en élection; gouvernement majoritaire ou minoritaire ?

Toute cette instabilité a tendance à nous insécuriser et engendre de la nervosité chez les investisseurs et les négociateurs. Ainsi, au cours de l’été, nous avons constaté que chaque bonne nouvelle propulsait les cours boursiers à la hausse tandis que la moindre mauvaise nouvelle les ramenait vers le bas : avec une seule constante; beaucoup de volatilité.

Alors que devons-nous faire ?

Une grande partie du rendement du capital investi est fonction du comportement de l’investisseur. Une étude récente de Dalbar, une firme spécialisée en recherche dans le secteur financier, indique que l’investisseur moyen prend trop souvent ses décisions sous l’emprise de l’émotion plutôt que de s’appuyer sur des stratégies objectives. Un investisseur qui tente d’acheter puis de vendre au moment propice (market timing) obtient généralement un rendement inférieur de plus de 6% par année versus celui qui opte pour une conservation de ses actifs.

Une autre étude démontre que lorsque les cours boursiers reprennent à la hausse, des gains importants sont généralement réalisés sur une courte période. Il est impossible de réaliser ces gains si nous ne sommes pas présents sur le marché. Qui plus est, en manquant les 10 meilleures séances boursières des 10 dernières années sur le TSX, le rendement global annuel obtenu de cet individu aurait été deux fois moins élevé !!!

À la lumière de ces informations, demeurons objectifs. Respectons cette règle fondamentale qui devrait toujours guider nos choix : faisons preuve de discipline et conservons nos stratégies initiales.

 

Stéphan Morin
Pascale Imbeau
Septembre 2008

 

Stéphan Morin est comptable agréé et conseiller en placement.  Il se spécialise dans la gestion des actifs financiers et s’intéresse aux stratégies d’investissements permettant d’accroître le rendement de manière sécuritaire.